État des lieux

Sur l’ensemble du département de la Haute-Garonne, on assiste d’une part, à une croissance du nombre de personnes reconnues en situation de handicap et d’autre part, à une très forte augmentation du nombre moyen de droits par bénéficiaire constatée entre 2006 et 2017. Ainsi, en 2017, 8% de la population départementale – plus de 100 800 personnes – bénéficient de droits en cours à la MDPH.

Le nombre de dispositifs d’inclusion collective a également augmenté de +39% entre 2011 et 2016. En effet, un travail important a été effectué, à commencer par l’Education nationale, pour renforcer l’offre d’Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire (ULIS) depuis plusieurs années, notamment en collège pour assurer une continuité de parcours après l’ULIS école.

Le département est également pourvu de 20 Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté (SEGPA) dans les collèges publics et d’une SEGPA dans un collège privé, qui viennent compléter l’offre de scolarisation.

En Haute-Garonne, 40% des bénéficiaires de l’Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé (AEEH) vivent dans une famille monoparentale (2 290 familles concernées en 2016).

Malgré un niveau d’équipement de 1 000 places de SESSAD, le département compte un total de 639 jeunes en attente d’accompagnement.

Dans le cadre du Plan Départemental d’Actions pour le Logement et l’Hébergement des Personnes Défavorisées (PDALHPD), la notion de handicap cumulée à des difficultés financières est intégrée en tant que critère de priorisation pour l’accès à un logement social avec notamment le fichier partagé de la demande locative sociale.

Le département vise aussi à encourager le développement de l’habitat inclusif.

Programme écologiste

Utiliser le levier de la commande publique : réserver dans les marchés publics une partie du temps de travail aux personnes les plus éloignées de l’emploi, notamment les travailleurs handicapés…

– Élaborer un agenda pour l’égalité des chances des personnes handicapées et valides pour passer d’une vision sectorielle à une accessibilité universelle

– Améliorer et territorialiser le fonctionnement des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (développement de plateformes locales de santé, réduction du délai d’accès aux droits)

– Assurer la continuité de la mise en accessibilité des établissements recevant du public, et cela pour tous les types de handicap :
L’accessibilité permet à chacun d’exercer sa citoyenneté, de faire valoir ses droits et de remplir ses devoirs.

– Soutenir l’installation de nouvelles structures d’accueils de jour1 pour l’enfance concernée par l’autisme et les troubles du comportement diagnostiqués. Objectif : augmenter le nombre de places à l’échelle du département.

– Faire respecter le libre choix des personnes en situation de handicap de leurs décisions qui concernent l’organisation et les qualités des structures d’aides à domicile identifiées en amont des décisions d’orientations des Commissions des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH), lors de la présentation du plan personnalisé de compensation, quel que soit le nombre d’heures octroyées.

Une école pour toutes et tous : soutenir l’inclusion scolaire

En s’appuyant notamment sur les recommandations du Conseil Économique Social et Environnemental de juin 2020, les collectivités se mobiliseront, dans le cadre de leur compétence, pour améliorer l’accueil des enfants en situation de handicap : formation des AESH, équipement matériel et aménagement, mise en place de portail numérique, accompagnement des familles et des équipes…

Créer des postes d’AESH (Accompagnant·e d’élève en situation de handicap) pour pallier les carences de l’État et permettre la scolarisation des enfants porteurs de handicap dans les collèges.

Le logement

Déployer des programmes de logements d’habitats diversifiés intégrés, en respectant le libre choix du mode d’habitat de la personne en situation de handicap et en assurant leur présence active et décisionnelle.

Faciliter l’hébergement de toutes les personnes dépendantes (porteuses de handicap, en perte d’autonomie, enfance en danger) dans des établissements ou solutions alternatives.

Répondre aux exigences de leur accompagnement, de compensation de la perte d’autonomie le cas échéant.

1 L’U.A.J. accueille les jeunes dans l’incapacité de rester intégrés dans un dispositif scolaire ou d’éducation spéciale classique. La mission principale est d’offrir une base suffisamment sécure pour permettre le développement des potentialités des jeunes. Il s’appuie sur les outils et méthodes d’éducation structurée.

.